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    Pour l'auto-émancipation des travailleurs !

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    Atreides

    Number of posts : 166
    Group : Démocratie Communiste - Luxemburgiste
    Registration date : 2008-04-16

    Pour l'auto-émancipation des travailleurs !

    Post  Atreides on Thu Apr 19, 2012 10:37 am

    Pour l'auto-émancipation des travailleurs !

    La crise révèle le système capitaliste tel qu’il est vraiment. Les rapports de classes se montrent dans toute leur brutalité, et l’exploitation des travailleurs, traités comme une main d’oeuvre jetable, se donne à voir en plein jour : salaires bloqués et peut-être bientôt baissés, hausse des prix, licenciements massifs, chômage partiel forcé et radiations abusives chez Pôle Emploi, etc. Le salariat, que certains avaient voulu présenter comme un statut acceptable, réformable, se réduit chaque jour un peu plus à ce qu’il est vraiment, un pur rapport d’exploitation.

    Notre but est l’abolition du travail salarié et du mode de production capitaliste. Que le capitalisme soit en crise ou non ne change au fond rien à l’affaire. Dans la situation de crise que nous traversons, la nature transitoire et instable des statuts que les travailleurs de certaines zones du globe peuvent tenter de négocier dans telle ou telle période historique apparaît plus clairement. Le rôle des révolutionnaires dans une telle période est de rappeler que les travailleurs ne peuvent pas faire de la défense de leurs droits locaux et précaires leur seul objectif politique. L’objectif politique des travailleurs est l’abolition du salariat, et cela passe par la remise en cause du système capitaliste et des États qui en assurent la gestion et la défense.
    Il n’y a pas de réformisme possible, pas de solution nationale, toutes ces tentatives ont soit échoué, soit créé des monstres qui se sont retournés contre les travailleurs, au Nord comme au Sud : « social-démocratie » mitterrandienne, capitalismes d’État, nationalismes... Tout ce qui s’est fait depuis un siècle au nom des travailleurs à l’intérieur des cadres nationaux a abouti à la mise en place de nouvelles classes d’exploiteurs, ou de nouveaux fondés de pouvoir du capital.

    Nous sommes luxemburgistes, nous voulons dire par là que nous sommes particulièrement attachés à la démocratie dans le mouvement ouvrier. Démocratie, parce que la lutte politique a besoin de pluralité, de débat pour être vivante et concrète. Et démocratie également parce que l’émancipation des travailleurs ne peut être que l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes, il s’agit de l’exercice d’un pouvoir à la base, dans l’atelier, l’entreprise, le quartier ou l’école. Le pouvoir des travailleurs, ce ne peut pas être le pouvoir d’un parti qui se dit le représentant des travailleurs. On se fait représenter lorsque l’on est absent, et les travailleurs n’ont pas besoin de se faire représenter pour exercer leur pouvoir. Bien au contraire, tous les exemples historiques montrent que les partis qui se sont accaparé le pouvoir tout en se réclamant des travailleurs ont rapidement établi le pouvoir du parti sur la société, contre les travailleurs, ou bien ils ont docilement participé au pouvoir des capitalistes en enrégimentant les travailleurs pour leur compte, comme le PCF.
    Ces questions sur l’organisation des travailleurs, la forme de leur lutte et les objectifs réels de celle-ci sont complètement absentes des débats publics aujourd’hui.
    Pourtant, les luttes ponctuelles créent des espaces de démocratie sociale, en particulier les Assemblées Générales démocratiques et souveraines. La pérennisation, l’extension et la coordination de ces structures auto-organisées de lutte à la base, constituent selon nous un objectif essentiel pour la victoire de la révolution sociale.

    La question n’est pas d’écrire des programmes qui rivaliseraient d’audace, mais de créer les conditions d’un débat large dans la société autour des fausses évidences qui structurent l’idéologie de l’époque. Critiquer le salariat, la propriété privée des moyens de production comme celle des logements, non pas en avançant des mots d’ordre plus poussés que ceux des réformistes, mais en attaquant la légitimité même de ces institutions. Dénoncer l’élection d’un monarque et de sa cour pour un CDD de cinq ans, remettre en question ces mandats non-contraignants attribués à des professionnels parfois même héritiers, tout cela doit être l’activité permanente des révolutionnaires.

    Il ne s’agit pas de se cantonner dans un rôle strictement défensif : s’il est évident que le rôle des révolutionnaires est d’agir en tant que travailleurs au sein des luttes sociales, d’animer la vie syndicale et de déborder les bureaucrates installés dans la co-gestion en participant activement aux mouvements défensifs et revendicatifs, il est selon nous tout aussi évident que notre rôle primordial est de remettre en question radicalement les institutions, le cadre même de l’exploitation.
    Un nombre de plus en plus important de travailleurs, de précaires, de chômeurs et de jeunes rejette le mode de production capitaliste tel qu’il se montre au naturel dans la crise. Il existe donc un espace pour lancer le débat sur le fond : sur le capitalisme, la démocratie sociale, l’abolition des États et des frontières, l’internationalisme. Nous pensons que c’est cela, la lutte pour le socialisme, la démocratie communiste en mouvement.

    Démocratie Communiste (Luxemburgiste), avril 2012.

    http://democom.perso.neuf.fr/pouvoirtravailleurs.htm

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