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      Solidarité avec les mineurs en lutte en Afrique du Sud, à bas la répression meurtrière !

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      Atreides

      Number of posts : 166
      Group : Démocratie Communiste - Luxemburgiste
      Registration date : 2008-04-16

      Solidarité avec les mineurs en lutte en Afrique du Sud, à bas la répression meurtrière !

      Post  Atreides on Tue Sep 11, 2012 12:42 pm

      Solidarité avec les mineurs en lutte en Afrique du Sud, à bas la répression meurtrière !

      Ce que nous rappelle la nouvelle horrible de la mort de trente-quatre mineurs en grève en Afrique du Sud, tombés sous les balles de la police, c’est d’abord que le capitalisme est un système meurtrier, qui peut s’appuyer sur la violence la plus brutale si besoin est. Y compris dans un cadre dit « démocratique ». L’Afrique du Sud est depuis les années 90 un État dirigé par l’ANC, le mouvement qui s’était imposé comme principale force de lutte contre l’Apartheid, le système de ségrégation raciale qui avait été mis en place dans les années 50, et qui privait de tout droit la majorité noire de la population. Victorieux électoralement à partir de 1994, l’ANC gouverne l’Afrique du Sud depuis que le droit de vote a été élargi à l’ensemble de la population.

      Ce que l’histoire récente de l’Afrique du Sud nous montre, c’est que les partis qui se réclament des travailleurs sont la plupart du temps des bureaucraties avides de pouvoir. L’ANC n’a pratiquement rien changé à la situation misérable de la majorité noire de la population en presque vingt ans, comme on peut le voir dans les images terribles des hostels où vivent les mineurs de Marikana, loin de leurs familles. Les cadres de l’ANC, noirs, métis ou blancs, ont été intégrés dans le système capitaliste Sud-Africain et forment désormais une nouvelle élite, qui vit dans les mêmes quartiers, envoie ses enfants dans les mêmes écoles que l’ancienne élite blanche, et roule dans les mêmes BMW, comme on peut le voir dans les reportages du photographe Martin Parr. C’est la seule différence réelle entre avant et après la fin de l’Apartheid : certains politiciens noirs ou métis, leur familles et leurs amis sont devenus des bourgeois comme les autres, et dirigent les entreprises et les institutions d’un pays extrêmement riche en matières premières et rares. Les pauvres sont restés pauvres, et même si leur situation est enviable comparée à celles des populations des pays de la région, elle reste misérable, une bonne partie des Sud-Africains n’ayant par exemple pas l’eau courante à la maison. Les mineurs en grève de Marikana se sont mis en lutte pour des augmentations de salaires, au moment où la société qui les emploie annonce des profits records. Le massacre du 16 août, loin de les faire reculer, a au contraire étendu le mouvement à d’autres sites. S’il fallait une preuve du fait que presque rien n’a changé en Afrique du Sud depuis l’arrivée au pouvoir de l’ANC, signalons simplement que les mineurs survivants de la fusillade ont tous été arrêtés et détenus plusieurs semaines au nom d’une loi de 1956 (doctrine dite de common purpose) qui permet d’arrêter toute personne se trouvant sur les lieux d’une confrontation avec la police et de l’accuser de tous les méfaits commis. En bref, ceux qui n’ont pas été massacrés ont été accusés d’avoir tué leurs camarades abattus par les policiers grâce à une « loi » datant de l’Apartheid, que l’ANC n’a jamais abrogée.

      La lutte contre l’ignoble régime de l’Apartheid a été menée par un parti, l’ANC, qui a pris soin d’avaler ou de détruire tout mouvement dissident, comme par exemple le PAC (Pan African Congress, qui n’était guère différent). La figure héroïque de Nelson Mandela ne doit pas cacher que l’ANC est, et demeure un parti séparé des masses, qui a forgé dans la lutte clandestine une hiérarchie de pouvoir, un appareil, qui ne demandait qu’à remplacer l’État de l’Apartheid, un peu comme le FLN algérien s’est assis dans les fauteuils des colons. Il a en fait été intégré à cet État alors même que l’Apartheid était défait. L’ancienne élite blanche a avalé la nouvelle élite noire et métisse, pour ne plus laisser qu’une seule et même élite « arc-en-ciel » dans laquelle on ne peut plus trop dire qui est qui, comme entre les cochons et les humains à la fin de la Ferme des animaux de George Orwell.

      Ce que montre donc le massacre de Marikana, c’est que les problèmes en Afrique du Sud comme ailleurs sont bien des rapports entre des classes, et non des affaires de couleur de peau. Parmi les policiers du gouvernement « démocratique » de l’ANC qui ont tiré sur les grévistes devant les caméras du monde entier, il y avait des noirs et des blancs, comme par ailleurs à l’époque de l’Apartheid. Et une partie des travailleurs pauvres du pays sont des blancs, souvent néerlandophones, comme les habitants du quartier délabré des musiciens de Die Antwoord. En Afrique du Sud comme ailleurs, les travailleurs sont des gens qui viennent d’un peu partout, qui font face à des capitalistes qui sont tout aussi « arc-en-ciel » qu’eux, qu’ils le veuillent ou non ! Il n’y a pas de voie politique « raciale », « nationale » ou « religieuse » pour les travailleurs, qui n’ont pas de patrie, de chapelle ou de couleur, à part celle du drapeau rouge de la révolution.

      Il est temps pour les travailleurs du sud de l’Afrique de s’unir dans des mouvements autonomes, à la base, indépendants des bureaucraties syndicales et politiques qui ont dominé la longue période de décolonisation. Ces mouvements nouveaux devront affirmer la centralité des questions sociales, parce que la lutte pour la démocratie est aussi la lutte pour l’égalité réelle, et non seulement formelle : le vieux slogan « One man, one vote » n’aura de réalité que par la transformation de la société, par le contrôle effectif de la population sur la production et la répartition des richesses, sur la construction de logements décents, l’accès à l’éducation et à la santé pour tous, dans ces pays ravagés par l’épidémie de sida. Et c’est bien une transformation qui dépasse les cadres « nationaux » hérités de l’époque où la région était divisée en colonies des différentes puissances européennes, car nombre de mineurs de Marikana sont issus d’autres pays du sud de l’Afrique comme le Mozambique. Comme pour les « révolutions arabes », tout reste à faire, car pour l’instant la situation est dominée par des partis-États dont le rôle est de gérer plus ou moins de la même façon l’exploitation des hommes et de la terre. Le droit de vote n’est une avancée que s’il permet de se libérer du joug des capitalistes, fussent-ils « arc-en-ciel ». Et cela ne pourra être l’œuvre que des travailleurs eux-mêmes, et non de partis qui se réclament d’eux pour ensuite envoyer leur police « démocratique » tirer sur les manifestations de grévistes.

      Tract diffusé par Critique Sociale le 8 septembre près de l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris.

      http://www.critique-sociale.info/664/solidarite-avec-les-mineurs-en-lutte-en-afrique-du-sud-a-bas-la-repression-meurtriere/

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