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    En Grèce et ailleurs, combattons l’austérité capitaliste !

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    Atreides

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    Group : Démocratie Communiste - Luxemburgiste
    Registration date : 2008-04-16

    En Grèce et ailleurs, combattons l’austérité capitaliste !

    Post  Atreides on Tue Jun 30, 2015 9:04 am

    En Grèce et ailleurs, combattons l’austérité capitaliste !

    Un spec­ta­cu­laire rebon­dis­se­ment vient de se pro­duire concer­nant la situa­tion écono­mique de la Grèce : le chef du gou­ver­ne­ment, Alexis Tsi­pras, a inter­rompu les négo­cia­tions en cours avec l’Eurogroupe (c’est-à-dire les 18 autres Etats membres de la zone euro) et a appelé à un réfé­ren­dum le 5 juillet, en deman­dant de voter contre les pro­po­si­tions des créan­ciers de la Grèce. Le plan en dis­cus­sion, nou­velle dose d’austérité, était en effet inacceptable.

    Mais il ne faut pas en res­ter aux appa­rences. Ce n’est pas un « pro­blème grec ». La situa­tion actuelle est une consé­quence de la crise capi­ta­liste en cours depuis 2007–2008 et de sa ges­tion au sein de l’Union euro­péenne, sur la base de deux dogmes : l’austérité et le rem­bour­se­ment des dettes publiques. On en connaît les consé­quences : de ter­ribles reculs sociaux, la hausse des inéga­li­tés, et acces­soi­re­ment une forte aug­men­ta­tion des dettes publiques qu’on pré­ten­dait jus­te­ment faire baisser.

    Le refus par les tra­vailleurs de Grèce – et de toute l’Europe – de l’austérité est une néces­sité, réfé­ren­dum ou pas. Néan­moins, la sor­tie de l’euro ne résou­drait pas la situa­tion de la Grèce. Pire, la déva­lua­tion de la nou­velle mon­naie « natio­nale » pour­rait avoir des effets catas­tro­phiques pour les plus pauvres. Par ailleurs, que des tra­vailleurs en Grèce votent oui, non, ou s’abstiennent lors du réfé­ren­dum, ce qui pour­rait réel­le­ment chan­ger les choses, ce serait leur auto-organisation à la base, pour prendre les choses en main hors du cadre capi­ta­liste et étatique. Le gou­ver­ne­ment de Syriza n’est qu’un gou­ver­ne­ment bour­geois « de gauche » et, s’il s’oppose effec­ti­ve­ment à l’austérité aujourd’hui, ce n’est en revanche pas lui qui chan­gera radi­ca­le­ment les rap­ports sociaux, mais les tra­vailleurs eux-mêmes. Il faut se méfier des expres­sions abs­traites comme « les Grecs » ou « le peuple grec » : il y a en fait dif­fé­rentes classes sociales. Notre soli­da­rité va aux classes popu­laires en Grèce – quelle que soit la natio­na­lité de tel ou tel – et abso­lu­ment pas aux capi­ta­listes et bureau­crates qui sont en grande par­tie res­pon­sables de l’actuelle situa­tion sociale dra­ma­tique. Nous ne pou­vons céder à aucune des variantes du natio­na­lisme, même si on l’appelle « sou­ve­rai­nisme » ou « patrio­tisme », qui ne sont pas des solu­tions mais font par­tie du pro­blème. Il n’y a aucun ave­nir pour aucune solu­tion « natio­nale », ni en Grèce, ni en France, ni ailleurs. Les tra­vailleurs et les classes popu­laires de Grèce n’ont rien à gagner à s’enfermer dans des fron­tières pour comp­ter avec leurs patrons des brouettes de drachmes déva­luées. S’il faut, à coup sûr, refu­ser toute aus­té­rité, résis­ter aux sirènes du sou­ve­rai­nisme reste un impératif.

    La mobi­li­sa­tion doit donc dépas­ser les fron­tières. Com­bat­tons l’égoïsme et la défense des banques par les gou­ver­ne­ments de l’Union euro­péenne. Il ne s’agit pas de s’en remettre à un gou­ver­ne­ment, mais de créer une action com­mune des tra­vailleurs et pré­caires en Europe et dans le monde, contre l’austérité et pour la répu­dia­tion des dettes publiques :
    - par la soli­da­rité directe du mou­ve­ment ouvrier des dif­fé­rents pays avec les tra­vailleurs en Grèce ;
    - par la lutte contre les plans d’austérité dans tous les pays (pour le retrait du « pacte de res­pon­sa­bi­lité » et de la loi Macron en France par exemple) ;
    - par la construc­tion d’une mobi­li­sa­tion simul­ta­née au sein de tous les pays d’Europe, de type grève géné­rale, contre les poli­tiques au ser­vice du capi­ta­lisme, per­met­tant de créer un espace de démo­cra­tie directe à la base. Il faut pour cela rompre avec les ins­ti­tu­tions capi­ta­listes et étatiques, qu’elles soient euro­péennes ou nationales.

    Soli­da­rité avec les tra­vailleurs, les pré­caires, les chô­meurs et les jeunes en Grèce et ailleurs, qui subissent l’austérité et la vio­lence capi­ta­liste ! Riposte inter­na­tio­na­liste auto-organisée !

    Critique Sociale, le 30 juin 2015.
    http://www.critique-sociale.info/1069/en-grece-et-ailleurs-combattons-lausterite-capitaliste/

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