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    Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

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    ElIndio

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    Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

    Post  ElIndio on Sat Feb 14, 2009 6:50 am

    Ci-dessous, une proposition de texte sur le NPA et de façon plus large l'organisation politique des révolutionnaires

    Au cours de ces dernières années, plusieurs tentatives de création de partis unitaires à la gauche de la gauche sont apparues, notamment en Europe. Le cas le plus récent est celui du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, nom provisoire du parti proposé par la LCR), censé intégrer, dans une seule organisation, toutes les tendances révolutionnaires en France. Un tel regroupement a tout sa place aujourd’hui, avec l’espace libre laissé par un Parti Socialiste s’empressant d’aller à droite et un Parti Communiste décadent, perdant le contact avec sa base ouvrière. Tout ceci, alors que le patronat et le gouvernement s’agitent pour imposer leurs contre-réformes libérales avant qu’un mouvement social vienne leur faire obstacle.

    Son processus de constitution est l’occasion de se poser la question des partis révolutionnaires. Ceci n’a pas qu’un intérêt exclusivement théorique. Cette question intègre aussi les problèmes liés à la révolution, à la démocratie, à la relation entre masses et chefs, au lien entre la classe ouvrière et le parti...

    Nous présenterons, dans un premier temps, les enjeux de cette question à travers le débat entre Lénine et Rosa Luxembourg, il y a de cela cent ans. A partir de ces deux conceptions, nous verrons ensuite comment la réalité historique a apporté une réponse à cette polémique et finalement comment elle nous permet également de concevoir une structure anti-bureaucratique pour une organisation révolutionnaire. Celle-ci sera comparée aux propositions issues des débats au sein des comités du NPA, afin d’enrichir les échanges.


    Controverse entre Luxembourg et Lénine sur le parti (démocratie interne, conscience révolutionnaire des travailleurs...)
    Au cours des révolutions bourgeoises (Révolution française de 1789 et Révolution allemande de 1848, parmi d’autres), les masses y participèrent activement mais uniquement en tant que chair à canon. Une petite minorité, la bourgeoisie, dirigeait ces processus, à travers lesquels, elle ôta le pouvoir politique à la noblesse, mettant fin au Féodalisme et consolidant son pouvoir économique, le Capitalisme. Il n’y a ici aucune contradiction : ces révolutions ne se donnaient pas comme but d’émanciper les masses, par conséquent il était inutile de leur laisser la direction du mouvement.

    Néanmoins, au cours du XIXe siècle, notamment, certaines organisations secrètes se constituèrent, cette fois dans l’intérêt des ouvriers mais, à l’instar des révolutions antérieures, sans eux. Il s’agissait essentiellement d’organisations conspiratrices blanquistes ou suivant la tactique de “propagande par le fait” (une partie du mouvement anarchiste). L’objectif était d’attaquer les symboles du pouvoir bourgeois (soldats, policiers, politiciens et chefs d’entreprise) pour ensuite entraîner les masses dans la lutte - les “réveiller” , celles-ci ne jouant ici aussi qu’un simple rôle passif de suiveurs.

    Leurs conspirations impliquaient le secret et donc une séparation stricte entre, d’un côté, l’organisation et, de l’autre, les masses. Une poignée de conjurés devait faire la révolution en nom de ces dernières, mais sans elles, leur ôtant ainsi leur rôle d’artisan du changement. Ce point de vue impliquait un centralisme extrême basé sur une obéissance aveugle de la base. Un schéma stricte,détaillé minutieusement, était arrêté par la direction.

    C’est dans ce même état d’esprit que Lénine présenta sa vision sur l’organisation dans Que faire? (1902) et Un pas en avant, deux pas en arrière (1904). Nous pouvons résumer ainsi sa thèse : le parti devait être formé par des “révolutionnaires professionnels”, organisés au sein d’une structure ultra-centralisée (le comité central y devait être tout puissant, étant donné qu’il pouvait même exclure tout membre des organes locaux et, par ce fait, jouer sur la composition du Congrès, détruisant ainsi le rôle de contrôle de ce dernier sur la direction). De plus, ce parti devait être strictement séparé des masses, jugées incapables de parvenir par elles-mêmes à une conscience révolutionnaire. Selon lui,“la conscience politique socialiste moderne ne peut surgir que sur la base d’une connaissance scientifique profonde et le support de la science n’est pas le prolétariat mais l’intelligentsia bourgeoise ou petit-bourgeoise”. C’est à la direction du parti (“intelligentsia bourgeoise ou petit-bourgeoise”) de faire la révolution, selon son propre modèle fixé arbitrairement (“connaissance scientifique profonde”) et préalablement aux luttes réelles.

    Cependant, cet élitisme, au lieu de favoriser le développement des luttes, ne peut devenir qu’un obstacle dans le chemin de celles-ci. En essayant d’imposer son schéma, conçu rigidement par les leaders, l’organisation ne parvient plus à s’adapter aux rapides évolutions de la guerre des classes. La direction, et de ce fait le parti qui lui est soumis, acquièrent un rôle conservateur, ayant du mal à suivre les nouvelles exigences de la lutte.

    Cette démarche rentre aussi rapidement en contradiction avec les organes démocratiques des travailleurs issus du combat : la Commune, les Soviets, les Comités de grève, les AG... Si le parti est considéré comme étant une forme supérieure aux organisations autonomes de la classe ouvrières (celle-ci ne pouvant pas avancer au-delà, selon Lénine, du simple réformisme ni prendre la direction de la révolution), la lutte ne pourra être que trahie ou déviée, selon le bon vouloir d’une poignée de chefs. L’organisation ôte ainsi le rôle actif de la classe dans la révolution, s’y substituant.

    En fin de comptes, les méthodes léninistes ou blanquistes ne se distinguent pas sur ce point des procédés bourgeois ou réformistes. Dans tous les cas, les masses sont sous-estimées et uniquement appelées à déléguer aveuglement le pouvoir. C’est la base même des sociétés capitalistes et “démocratiques” modernes : les travailleurs peuvent s’exprimer librement et voter lors de chaque élection, alors que leurs voix (opinions ou votes) ne peut pas remettre en cause le système car la démocratie n’y est que formelle.

    Rosa Luxembourg présenta un tout autre point de vue.. Il fut exposé dans les articles Questions d’organisation de la social-démocratie russe, en réponse à Lénine, et Espoirs déçus (également connu sous le titre de Masses et chefs) en 1904.

    Tout comme le préconisait le Manifeste Communiste, le parti n’est pas perçu comme étant un organe isolé de la classe ouvrière, mais comme formant partie de celle-ci, c’est-à-dire composée de travailleurs. Il ne s’agit pas de réunir des “moines soldats”, comme préconisait Lénine, prêts à suivre des ordres, mais à regrouper les éléments les plus avancés du prolétariat afin de mieux intervenir dans la lutte de classes.

    Contrairement aux périodes précédentes, le mouvement ouvrier se distingue par le fait qu’il doit compter sur la mobilisation des masses, non en tant que simples suiveurs d’ordres, mais au titre d’acteurs réels. Si l’on veut atteindre l’émancipation des travailleurs, c’est à eux de s’ auto-diriger. Ainsi, le parti - outil dans la lutte de classes - ne peut pas être composé d’experts détachés de la classe, mais de travailleurs révolutionnaires.

    Le mouvement ouvrier étant basé sur l’action autonome des masses, cet esprit innovant de révolte et d’auto-direction doit être retrouvée au sein du parti, intégré par “la partie la plus résolue” (Manifeste du Parti Communiste) du prolétariat. Par conséquent, il faut maintenir cet esprit dans l’organisation. De plus, en laissant la direction du parti aller de la base vers le haut, le parti pourra s’adapter rapidement aux évolutions chaotiques du mouvement social. Ceci implique de laisser tomber toute rigidité et schéma pré-établi par les dirigeants.

    De plus, une forte démocratie est nécessaire, une démocratie directe. Comme l’expliquait Luxembourg, “c’est abuser des mots et s’abuser que de désigner par le même terme de “discipline” deux notions aussi différentes que, d’une part, l’absence de pensée et de volonté dans un corps aux mille mains et aux mille jambes, exécutant des mouvements automatiques, et, d’autres part, la coordination spontanée des actes conscients, politiques d’une collectivité. Que peut avoir de commun la docilité bien réglée d’une classe opprimée et le soulèvement organisé d’une classe luttant pour son émancipation intégrale?”

    ElIndio

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    ... et la fin

    Post  ElIndio on Sat Feb 14, 2009 6:51 am

    Cette double condition sine qua non du parti révolutionnaire (démocratie interne et relation étroite entre le parti et le mouvement, laissant à ce dernier toute son autonomie) est essentielle pour éviter la sclérose ou la transformation en organe bureaucratique, c’est-à-dire conservateur et par conséquent anti-révolutionnaire.

    En effet, les bureaucraties ont toutes en commun, non seulement le fait de se détacher de leurs bases et du mouvement sur lequel elles sont censées se baser (par exemple, les directions des syndicats traditionnels lors d’importantes luttes ouvrières), mais aussi de vouloir imposer des schémas établis à l’avance (et donc simplistes), ne tenant nullement compte des évolutions récentes de la lutte. “L’inconscient précède le conscient et la logique du processus historique objectif précéde la logique subjective de ses protagonistes” (Question d’organisation de la social-démocratie russe). On ne peut pas analyser pleinement un phénomène par avance, ce n’est qu’à travers une analyse ultérieure qu’on peut arriver à des conclusions permettant de mieux conseiller les masses (rôle du parti révolutionnaire).

    Ceci n’est pas nouveau dans le mouvement marxiste. Marx et Engels expliquaient déjà en 1848 dans le Manifeste du Parti Communiste que les communistes “ne proclament point de principes qu’ils voudraient imposer au mouvement ouvrier”. De plus, “les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées et des principes inventés ou découverts (...). Elles ne sont que l’expression générale des conditions réelles d’une lutte de classe existante, d’un mouvement historique évoluant sous nos yeux”.

    Les positions bolchéviques et réformistes sont basées sur des a priori, sur des schémas pré-établis. En aucun cas, il se base sur la réalité historique. C’est donc en parfait accord avec les théories bourgeoises mais en opposition avec la méthode marxiste qui analyse les faits pour en tirer des conclusions et non l’inverse, concevoir des principes qui devront ensuite être appliqués à la réalité.

    L’Histoire est le seul juge
    Mais la réalité du mouvement ouvrier est marqué par une forte mobilisation des travailleurs. Loin des clichés sur les masses incultes ne pouvant pas s’autodiriger, à chaque grand moment de la lutte des classes ne retrouvons des masses jouant le rôle principal, et non plus les simples suiveurs des révolutions bourgeoises. Ce fut le cas en 1905 et 1917 en Russie, en 1918-1919 en Allemagne, en 1936 et 1968 en France... A travers ces luttes, les masses innovèrent à chaque fois en créant des organes autonomes de direction (communes, soviets, comités de grèves, assamblées générales...) mais aussi leurs tactiques (la grève de masses unifiant les objectifs économiques et politiques, les buts réformistes mais aussi de rupture avec le système).

    Marx tira des leçons importantes de l’expérience de la Commune de Paris en 1871 : “la Commune fut composée des conseillers municipaux, élus au suffrage universel dans les divers arrondissements de la ville. Ils étaient responsables et révocables à tout moment. (...) [Elle] devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois.” L’objectif de la Commune était de dépasser le cadre strictement parisien et s’étendre au reste de la France : “Les communes rurales de chaque département devaient administrer leurs affaires communes par une assamblée de délégués au chef-lieu du département, et ces assamblées de département devaient à leur tour envoyer des députés à la délégation nationale à Paris; les délégués devaient être à tout moment révocables et liés par le mandat impératif de leurs électeurs.” (La guerre civile en France). Cette intervention au niveau national impliquait une centralisation ou coordination, mais non pas le centralisme étouffant préconisé par Lénine.

    Le parti était un aspect du mouvement ouvrier, nous pouvons nous inspirer de toutes ces luttes, en particulier les passages cités précédemment sur la Commune, pour ce qui est de sa structure. En effet, puisqu’il y a un lien direct entre la méthode (organisation) et le but (révolution), ces deux aspects doivent être cohérents. On ne combat pas la soumission sociale de façon soumise.

    Quel fonctionnement pour un NPA démocratique ?

    Ainsi influencés, on ne peut pas ignorer une certaine contradiction dans les textes de base du NPA, élaborés par le CAN, et discutés pendant la constitution du parti. D’un côté, il dit avec raison que le parti se doit d’être le plus démocratique possible, rejetant le bureaucratisme, car “les formes d’organisation et le fonctionnement ne sont pas neutres. Il n’y a pas de doute que la forme rejoint le fond et il faut donc que l’organisation interne qui sera la nôtre donne à voir la sincérité de nos convictions.” (p. 22 du BI des débats). De plus, le NPA devra devenir un soutien au mouvement social, sans s’y substituer.

    Bien sûr, nous soutenons ces propositions mais en regardant dans le détail, une contradiction apparaît : la centralisation par le haut. Il serait faux de dire que les statuts proposés correspondent au pure schéma léniniste, mais ils prévoient une hiérarchie qui peut ultérieurement générer une bureaucratie stérile. Ainsi, la justification fournie pour ce centralisme est l’aspect centralisateur du capitalisme. Mais quel doit être notre modèle : la société hiérarchique et de classes que nous combattons ou son contraire, représenté par les organes démocratiques (commune, conseils, AG...) qui ont fait leur apparition à travers les luttes ouvrières ?

    Selon la proposition du CAN, un Congrès est censé se réunir tous les deux ans afin d’élire un Conseil Politique National (CPN). Ce dernier élit un Comité Exécutif chargé de diriger le parti. Il peut se doter d’un secrétariat et de permanents. Le CPN contrôle le Comité Exécutif en se réunissant chaque trimestre. En contrepartie, les comités de base disposent d’une certaine autonomie dans l’adaptation des décisions nationales aux réalités locales.

    Or cette structure part du haut vers le bas. En effet, ne serait-il pas plus démocratique de faire remonter les décisions de la base aux instances de coordination nationale? Ce serait à cette dernière de s’adapter aux choix des militants et non pas l’inverse. Ceci suppose une meilleure représentation des militants.

    En effet, en tenant uniquement un Congrès tous les deux ans et en faisant élire le CPN
    par celui-ci, non seulement les évolutions d’opinions de la base ne seront pas remontées à l’échelle nationale, sinon qu’un décalage naîtra entre une base ne pouvant voter que localement entre deux congrès et une direction élue à long terme et à peine contrôlée quatre fois par an. Dans un tel état des choses, il est difficile de percevoir la mise en place d’une réelle rotation des postes et on ne peut pas s’empêcher de craindre une bureaucratisation de cette hiérarchie.

    Une alternative à ce centralisme par le haut serait la démocratie directe, telle qu’elle fut mise en place, entre autres, durant la Commune de Paris en 1871. Les comités locaux, regroupant tous les adhérents, sont les organes de base du parti. Le pouvoir doit émaner depuis ce niveau pour atteindre le cadre national.

    Ainsi, chaque comité élit directement des délégués, responsables vis-à-vis des ses électeurs et révocables à tout moment, au CPN. Ces élections peuvent se faire, par exemple, tous les trimestres, afin de garantir non seulement une rotation des tâches mais aussi mieux refléter le nouvel état d’esprit de l’organisation dans son ensemble. Le CPN élira à son tour divers comités exécutifs, chacun s’occupant de sujets spécifiques (pourquoi n’avoir qu’un petit groupe restreint en charge de l’exécutif?). Ces comités seront, eux aussi, révocables et responsables vis-à-vis du CPN.

    Avec ce type de structure, le parti proposera réellement une place égale à chaque militant et présentera un pouvoir à l’image de celui qui existera dans le Socialisme : la démocratie réelle, allant du bas vers le sommet, la démocratie directe. De plus, les orientations seront adaptées constamment en fonction de l’état d’esprit de la base, c’est-à-dire des travailleurs révolutionnaires impliqués dans la lutte de classes réelle. Il n’y aura pas de bureaucratie stérile ou substitutioniste se mettant dans le chemin des mouvements sociaux.

    En ce sens, il est encourageant de lire les propositions d’amendements des comités des Alpes Maritimes (p. 24 du BI des débats) et de Paris 18ème Goutte d’Or (p. 28 du BI des débats). Ces camarades proposent essentiellement une structure proche de celle que nous avons indiqué ci-dessus, permettant d’avoir une direction issue réellement de la base et responsable envers celle-ci. Sans cette double condition, la démocratie dans l’organisation ne devient que formelle, comme dans les sociétés capitalistes “démocratiques” : on vote sans avoir de réel contrôle, on a le droit de s’exprimer au niveau local sans pouvoir changer les choses globalement.


    En conclusion, si la classe ouvrière doit se doter d’organes représentatifs de son mouvement, il doit s’agir de parti, non seulement unitaire si possible ou agissant avec d’autres groupes dans le cas contraire, sinon qu’il doit être réellement démocratique, et donc anti-bureaucratique. Il doit rester en phase avec le mouvement lui-même : ne pas essayer de le diriger à sa guise, ne pas lui imposer des schémas théoriques souvent peu inadapté à la réalité et savoir suivre les innovations. S’il ne doit pas se substituer aux organes issus de la lutte contre le capital, son existence est primordiale car il s’agit d’accumuler les expériences du passé (aspect théorique) afin d’apporter de meilleurs perspectives et interventions dans les luttes (aspect pratique).

    La principale erreur de Lénine était de ne pas voir que les événements historiques sont le fruit de processus, dans lesquels tout est lié par des relations dialectiques, et ce qui est vrai aujourd’hui (faible niveau de la conscience de travailleurs) ne le sera pas vrai demain. A travers ses combats, la classe ouvrière développe sa conscience. Ceci ne veut pas dire qu’elle ne se trompe pas, mais comme disait Luxembourg à la fin de Question d’organisation... : “les erreurs commises par un mouvement ouvrier vraiment révolutionnaire sont historiquement infiniment plus fécondes et plus précieuses que l’infallabilité du meilleur “Comité central”.”

    Avec cet article, nous avons discuté la structure du parti. On aurait pu commencer par se demander si sa propre existence était nécessaire. Nous y répondons donc à la fin : l’histoire a montré comment les structures élitistes devenaient des entraves au mouvement, il est de ce fait nécessaire d’avoir une organisation capable de s’opposer à ces bureaucraties, quelles soient syndicales ou politique. Il est nécessaire de former une organisation anti-bureaucratique. Nous appelons donc tous les militants, intégrés ou pas dans le NPA, à lutter, ensemble, contre tout dirigisme. Ou comme le disait l’anarchiste mexicain Ricardo Flores Magon : “travailleurs révolutionnaires, cultiver l’irrévérence.”

    ElIndio

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    Re: Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

    Post  ElIndio on Tue Feb 17, 2009 3:58 pm

    texte relu et corrigé sur http://www.luxemburgism.lautre.net/spip.php?article49
    http://www.luxemburgism.lautre.net/spip.php?article49

    Jesus

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    Re: Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

    Post  Jesus on Sun May 03, 2009 4:57 am

    No me parece correcto que si pretende unir a todas las organizaciones revolucionarias de izquierda, se excluya criticandolé al partido comunista francés.
    Tampoco veo bien que la lcr (liga comunista revolucionaria), de ámbito trotskista se disuelva. Parece como si se avergonzasen de lo que son y le quisiesen dar un aspecto menos radical. Lo que yo haría es una coalición de partidos, en la que no se disolviese ninguno pero tuviesen un programa comúm.
    Por otra parte el análisis que haces de la élite revolucionaria que le daba el camino a seguir para emanciparse al pueblo pero sin contar con él me parece correcto. Yo no veo mal que haya un partido de vanguardia para movilizar a las masas siempre que ese partido sea horizontal y esté abierto a las opiniones de las masas. Es lo que sucece con el NPA, que según lo que dices va de arriba a abajo. En efecto, sería más democrático que las bases decidiesen. Y aún más lo sería que estuviesen abiertas a proposiciones que viniesen desde fuera del partido, y también que estuviesen abiertas a que las minorías se descolgasen de los acuerdos.

    Il ne me paraît pas correct que s'il prétend unir à toutes les organisations révolutionnaires de gauche, on exclut criticandolé au parti communiste français.
    Je ne vois pas non plus bien que la lcr (ligue communiste révolutionnaire), de niveau trotskista se dissolve. Il paraît comme s'ils étaient eus honte de de ce qui est qui sont et elles lui voudraient donner un aspect moins radical. Ce que je ferais est une coalition de partis, dans laquelle on ne dissoudrait aucun mais auraient un programme comúm.
    D'autre part l'analyse que tu fais de l'élite révolutionnaire que lui donnait le chemin à suivre pour être émancipé au peuple mais sans compter lui me paraît correcte. Je ne vois pas mauvais qu'il y ait un parti d'avant-garde pour mobiliser aux masses pourvu que ce parti soit horizontal et soit ouvert aux avis des masses. Il l'est ce qui sucece avec le NPA, qui selon ce que tu dis va de d'en haut vers le bas. En effet, il serait plus démocratique que les bases décideraient. ET encore plus il serait qu'elles soient ouvertes à des propositions qui viendraient depuis hors du parti, et aussi qui seraient ouvertes à qui les minorités se décrocheraient des accords.

    lucien

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    Re: Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

    Post  lucien on Wed May 06, 2009 3:49 am

    Je pense que Julio pose une bonne question dans sa conclusion: "Il est nécessaire de former une organisation anti-bureaucratique", et c'est notamment pour ça que le NPA n'est pas le parti qui convient aujourd'hui, il n'est pas "plus" démocratique que ne l'étais la LCR dont il n'est qu'un élargissement. Pour moi, dès lors qu'il n'était pas question d'y adhérer, le principal souci avec la LCR n'est pas qu'un noyau d'anciens de la LCR verrouille à l'interne, c'est qu'on y retrouve les mêmes militants qui fonctionnent de façon très bureaucratique et opportuniste à l'extérieur de leur parti: dans le champs syndical. Les LCR y sont une bureaucratie pantouflarde comme les autres. On baratine à tous vents sur l'anticapitalisme, mais dans la pratique concrète, là où on a du monde aux commandes, on ne fait rien.
    Ils en sont d'ailleurs parfaitement conscients (les posts sur le comportement de leur tendance dans la FSU sont censurés sur le forum FMR par exemple) et hypothèquent leur crédibité sur cette question.
    Les copains que je connais qui ont rejoint le NPA et n'étaient pas à la LCR ne sont pas dans ce cas de figure, mais ce n'est pas eux qui détermineront un changement dans la nature profonde d'un vivier militant où on a montré au fil des ans qu'on est parfaitement capables de valider dans la pratique des actes de collaboration de classe pour peu qu'on reste assurés de pouvoir conserver des décharges de service ou des vacances aux prochains forums sociaux. Une bureaucratie de rechange, qui parle un peu plus "rouge" que l'ancienne, et ça s'arrête là.

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    Re: Sur la question de l’organisation révolutionnaire : cas du NPA en France

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