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    Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

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    ElIndio

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    Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

    Post  ElIndio on Sun Jan 02, 2011 6:40 pm

    Trois ans après les événements de Gafsa, la région de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est depuis le 17 décembre en proie à une flambée de colère dont les causes, comme à Gafsa, sont principalement le chômage et l’absence de développement.

    La tentative de suicide d’un jeune diplômé vendeur ambulant qui s’est immolé par le feu a été l’élément déclencheur d’une vague de manifestations dans la région qui ont donné lieu à des arrestations en masse.

    Les affrontements les plus violents se sont produits à Manzil Bouziane où un jeune manifestant a été tué par balle et ont provoqué une dizaine de blessés.

    Le 27 décembre, des centaines de syndicalistes de l'UGTT, principalement de l'enseignement, des services se santé, de la poste et des télécommunications se sont rassemblés devant le siège de la centrale à Tunis. Les manifestants étaient cernés par un important dispositif de sécurité dont des unités anti émeutes.

    Le déséquilibre du développement entre les régions côtières et le centre du pays est à l’origine de la détresse sociale de régions laissées pour compte, comme celle de Sidi Bouzid. L’investissement pour la création d’emplois, dans ces régions est une nécessité, particulièrement en direction des jeunes diplômés dont le taux de chômage atteindrait le double du taux global estimé à 14%.

    Le collectif syndical français formé après les événements de Gafsa (CFDT, CGT, FSU, Unsa et Solidaires), soutient les efforts du mouvement syndical tunisien pour empêcher l'usage de la manière forte face à ces mouvements de protestation spontanés.

    Il soutient la revendication de l’UGTT pour l’ouverture d’une négociation pour un développement durable créateur d’emplois de qualité et géographiquement équilibré.

    Avec les syndicalistes de l’UGTT, la CGT, la CFDT, la FSU, l'UNSA et Solidaires exigent :

    - la non intervention des forces de police contre les mouvements sociaux,

    - la libération de toutes les personnes arrêtées,

    - sans oublier la libération des militants emprisonnés suite aux mobilisations passées de la région de Gafsa, comme Fahem Boukadous et Hassan Ben Abdallah,

    - l’amnistie et la réintégration dans leur emploi des ex-prisonniers du bassin minier de Gafsa et de tous les condamnés.

    Face à cette politique caractéristique d’un Etat policier, les organisations françaises exigent enfin du gouvernement français qu'il cesse son soutien systématique à ce régime.

    Paris, le 30 décembre 2010




    HALTE A LA RÉPRESSION EN TUNISIE
    Un RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION a eu lieu DEVANT LA FONTAINE AUX INNOCENTS, métro « Les Halles / Châtelet. » JEUDI 30 décembre à 18h.



    Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré un mouvement de protestation à Sidi Bouzid dont le déclenchement fut un évènement grave : un jeune chômeur qui a eu recours pour faire vivre sa famille à la vente ambulante de fruits et légumes, s’est immolé par le feu.

    Par cet acte de désespoir, il voulait signifier qu’il ne lui restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des « miracles » économiques, dont le résultat est un chômage endémique qui touche aujourd’hui en particulier la jeunesse, sans épargner aucunement les titulaires d’un diplôme supérieur.

    A partir de ce moment, ce sont d’importantes manifestations de jeunes chômeurs, de précaires et de travailleurs qui sont descenduEs dans la rue. De nombreuses villes des alentours de Sidi Bouzid ont rejoint le mouvement dans un premier temps, puis des villes du nord au sud du pays jusque la capitale, Tunis, ont donné à ce mouvement un caractère de ras-le-bol généralisé contre le chômage, la cherté de la vie, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques qui s’est étendue à toutes les régions de la Tunisie. Les slogans les plus répandus y mettent en cause directement les choix politiques fondamentaux du pouvoir et de l’administration.

    Le régime tunisien dans une attitude caractérisée par l’autisme a refusé d’entendre ces cris de désespoir. Sa seule réponse à ce mouvement pacifique dans un premier temps a été l’utilisation des forces de répression. Il en est résulté la mort par balles d’un jeune de 18 ans, et de nombreux blessés.

    Le président Ben Ali s’est adressé à la population, ce mardi 28 décembre, reconnaissant pour la première fois la gravité de la crise et des souffrances qui frappent les couches les plus larges de la population. La manière inédite qu'il a choisi pour répondre aux évènements montre clairement que l'ampleur du mouvement ébranle sérieusement le pouvoir. Pourtant, aucune mesure concrète et crédible n'y est annoncée, et --surtout-- le Président y formule des mises en garde claires contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" qui seraient à l'origine des troubles. L'élément le plus concret de son discours est une menace inquiétante et à peine voilée aux journalistes et à la presse indépendante, aux associatifs, syndicalistes et militants politiques autonomes engagées dans le soutien à la population.

    Les arrestations se sont ensuite multipliées. A l’issue d’un sit-in des avocats à Tunis, maîtres Raouf El Ayadi et Chouki Belaïd ont été arrêtés, dans la soirée du mardi 28 décembre avant d’être libérés ce mercredi matin. Ammar Amroussia, porte parole du PCOT et correspondant du site albadil.org, a été arrêté ce matin à Gafsa pour ses publications et ses déclarations dès le début de ce mouvement de colère des déshérités ; ainsi qu’Attia Athmouni, porte parole du comité de soutien de sidi bouzid et membre du pdp et le journaliste Mouldi Zouabi.

    Les autorités tunisiennes n'ont pas hésité comme à l'accoutumée à fermer les derniers espaces de liberté de la presse en empêchant la distribution des seuls journaux indépendant : Attariq Aljadid et El Mawkef et en menant une campagne de dénigrement contre la chaine d'El Jazira qui a couvert les évènements et organisé des débats contradictoires incluant un ministre en exercice.

    Ce mouvement contestataire est soutenu par de nombreux tunisiennes et tunisiens, par les partis politiques indépendants du pouvoir par les associations démocratiques; les avocats ont organisé des rassemblements de soutien dans plusieurs villes.

    Nous soutenons ce mouvement populaire contestataire et autonome auquel la jeunesse participe en très grand nombre.
    Nous dénonçons cette attitude qui ne répond pas à la dégradation sans précédent des conditions de vie dans le pays bien loin des « miracles » tant vantés par les officines de la propagande du régime.
    Nous appelons à la libération de tous les emprisonnés de ce mouvement et de ceux qui l’ont précédé
    Nous appelons à une réelle prise en compte de la précarité qui touche des pans entiers de la société.
    Nous réclamons que les responsables de la répression soient traduits en justice.
    Nous demandons aux autorités exécutives françaises et européennes de rompre leur silence sur la situation en Tunisie et de recevoir une délégation du collectif. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.
    Nous réclamons comme ce fut scandé dans les manifestations : « du travail pour tous », « une répartition des richesses entre tous et toutes », « l’arrêt de la corruption et du népotisme ».
    Solidarité totale avec les populations en lutte pour la satisfaction de leurs revendications.

    Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid


    Premiers signataires : AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM – ATF- ATF Paris - ATMF - ATTAC - CEDETIM – CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO - CPR – CRLDHT - DAL - Etoile Nord Africaine - Europe Ecologie – La pelle et la pioche - Les Verts - FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Ecologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - LUTTE OUVRIERE -Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG – Réseau Stop la Précarité - SOLIDAIRES - Solidarité Tunisienne - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre

    La Fédération

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    Re: Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

    Post  ElIndio on Fri Jan 07, 2011 4:53 am

    Alors que les capitales européennes se gardent bien de critiquer leurs amis en Tunisie, une manif a eu lieu à Paris en solidarité avec le mouvement là-bas :

    Manifestation de soutien aux Tunisiens à Paris : "Il fallait que la rage sorte"
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/07/manifestation-de-soutien-aux-tunisiens-a-paris_1462109_3224.html

    Place de la fontaine des Innocents, à Paris, la pluie irrégulière qui tombe en cette fin de journée, jeudi 6 janvier, n'a pas empêché environ 250 manifestants de participer à un rassemblement de soutien au peuple tunisien. "Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité à l'égard de nos confrères en Tunisie", assure un étudiant venu ici avec son frère et un ami. "Ce qui se passe est un mal pour un bien, poursuit-il, il fallait que la rage sorte un jour."

    Une mère de famille raconte que ses proches sur place ne sont pas touchés par la répression, mais elle se dit très inquiète à propos de ce qu'elle entend. Elle ne comprend pas le tragique destin de Mohamed Bouazizi, le jeune homme dont le suicide par le feu, le 17 décembre, est à l'origine des troubles actuels. Il est décédé mardi soir. "Il était diplômé et pourtant, il n'a pas pu trouver de travail, comme tant d'autres jeunes en Tunisie."

    "ÉLU AVEC 99 % DES VOIX"

    Les revendications sont plus larges, elles dépassent le seul aspect social. Trois jeunes femmes affirment qu'elles sont ici contre la dictature. "Ce n'est pas normal que Ben Ali soit réélu tous les cinq ans avec 99,9 % des voix". Une de ses amies la reprend et ironise : "Il y a du progrès maintenant, le dernier scrutin lui donnait 96 %..." Les trois sont fières du mouvement de protestation.
    "Notre soutien ici en Europe va beaucoup les aider. En général, les mouvements sociaux sont trop vite réprimés."

    L'un des jeunes présents au rassemblement est né et a passé son bac à Sidi Bouzid, là où les émeutes ont commencé. Il y était le 18 décembre, un jour après le début des troubles. Il se demandait ce qu'il se passait. "J'étais choqué, je me croyais à Bagdad. Il y avait des pneus et des poubelles qui brûlaient sur les routes. J'ai mis une heure et demie pour arriver chez moi depuis la gare, d'habitude je mets une demi-heure..."

    "C'EST COMME LA RÉVOLUTION FRANÇAISE"

    Une fois mis au courant de la situation par sa mère et ses copains, il a lui-même participé aux manifestations, qu'il qualifie de guérilla entre les jeunes et la police. "C'est triste, mais les grands changements se passent comme ça. C'est comme la Révolution française", pense l'étudiant.

    La nouvelle génération est le moteur du mouvement. Elle cherche à s'émanciper d'un pouvoir qui ne lui laisse pas assez de place à ses yeux. "Les jeunes doivent participer à la vie sociale et politique. Ils doivent prendre leur part", déclare un manifestant dont le sentiment est partagé par tous ici.

    Un avocat considère que le premier objectif des manifestations est de briser le mur de la peur. "L'opposition est fragmentée, affaiblie mais on assiste peut-être à une fin de règne. Le résultat sera sans doute une scission au sein du parti au pouvoir. Un clan s'est accaparé toutes les richesses du pays, ça ne peut plus durer."

    Comme tous les interlocuteurs franco-tunisiens rencontrés, cet avocat ne donnera pas son nom. Trop risqué pour eux, s'ils espèrent se rendre encore en Tunisie, et aussi pour leurs familles restées sur place. Ils craignent trop les pressions.

    Les autorités tunisiennes ont décidé d'interdire l'accès au site Le Monde.fr.

    ElIndio

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    La crainte d’une contagion dans le monde arabe

    Post  ElIndio on Mon Jan 17, 2011 4:46 am

    Ci-dessous un article du Monde sur la peur de contagion au reste du mon de arabe. Point important : différents états réduisent les prix du carburant et des matières premières alimentaires pour éviter toute révolution.

    La crainte d’une contagion dans le monde arabe

    Un lourd silence a accompagné, chez les Etats membres de la Ligue arabe, le renversement brutal de Zine El-Abidine Ben Ali, le 14 janvier. "C'est un véritable électrochoc, confie un ambassadeur arabe en poste à Paris, parce que le régime tunisien était considéré jusqu'à présent comme le plus solide de la région. Cette révolution illustre une crise de l'Etat arabe qui ne peut plus être dissimulée."

    A la fin du mois de mars, à Bagdad, le sommet annuel de la Ligue arabe rassemblera en effet des pays ou des entités en piètre situation, menacés de sécession (Soudan, Yémen), "dysfonctionnels" (Liban, Irak, Autorité palestinienne), politiquement sclérosés (Syrie, Libye, Algérie) ou confrontés à des successions difficiles (Arabie saoudite, Egypte).

    Le chef de l'Etat libyen, Mouammar Kadhafi, a été le seul à regretter la révolution tunisienne. "A quoi cela sert-il ? (…) Il n'y a pas mieux que Zine [El-Abidine Ben Ali] pour gouverner la Tunisie", a-t-il assuré samedi soir 15 janvier. Partout ailleurs, la prudence l'a emporté. La Ligue arabe a appelé à "un consensus national pour sortir de la crise", pendant que l'Organisation de la conférence islamique (OCI) a exprimé sa solidarité avec le peuple tunisien, invité à préserver "la sécurité et le chaos".

    En Egypte, la Bourse du Caire a débuté la semaine par une chute, suite à l'incertitude créée par la situation tunisienne. La décision des autorités égyptiennes de prolonger la période pendant laquelle les petites formations représentées au Parlement pourront déposer une candidature à l'élection présidentielle, prévue en septembre, a été analysée comme une première conséquence de la révolution tunisienne. Les élections législatives de novembre 2010 ont été marquées par l'éviction des principaux partis d'opposition, laïcs ou islamistes. Le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1980, brigue un sixième mandat.

    La crainte d'une contagion s'est vérifiée en Syrie, avec la décision des autorités de décréter, dimanche, une hausse de 72% des subventions pour les fonctionnaires sur les combustibles de chauffage. Cette hausse concerne deux millions de fonctionnaires et de retraités et coûtera 326 millions de dollars (245 millions d'euros) par an à l'Etat.

    RÉDUIRE LES PRIX

    La Jordanie a également annoncé un plan de 225 millions de dollars pour réduire les prix des combustibles et de produits de base comme le sucre et le riz. Comme en Egypte, les élections législatives, en novembre 2010, ont été marquées par le triomphe contesté des proches du pouvoir.

    La principale force d'opposition, les Frères musulmans, avait boycotté un scrutin jugé biaisé. Au Yémen, où un projet de réforme constitutionnel pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour le président Ali Abdallah Saleh, des étudiants ont également manifesté dans la capitale Sanaa en saluant le soulèvement de Tunis.

    Mais c'est en Algérie que l'effet de la révolution tunisienne a produit son effet le plus violent avec l'immolation par le feu d'un chômeur de 37 ans, imitant le geste désespéré de Mohamed Bouazizi, le jeune marchand de légumes ambulant dont le suicide avait précipité les troubles à Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, prélude au renversement de M. Ben Ali. Outre le chômeur décédé des suites de ses brûlures, trois autres Algériens ont tenté de la même manière de mettre fin à leurs jours au cours du week-end. Lundi matin, un autre cas d'immolation a été signalé en Egypte, devant le Parlement.

    Une fois n'est pas coutume, les autorités israéliennes ont réagi à l'unisson des régimes arabes en s'inquiétant de la stabilité régionale. "Les gouvernements changent et nous ignorons ce qui se passera demain, a déclaré dimanche le premier ministre Benyamin Nétanyahou. Nous ne pouvons pas signer un accord de paix aveuglément [avec les Palestiniens] car nous ignorons si cet accord sera honoré."

    Atreides

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    Re: Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

    Post  Atreides on Mon Jan 17, 2011 6:59 am

    La révolution tunisienne ouvre la voie ! (Critique Sociale, 17 janvier).

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    Re: Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

    Post  ElIndio on Sat Jan 29, 2011 12:57 pm

    A paraître dans le prochain numéro de Grève de Masses du RLI :

    Révolution en Tunisie – Plusieurs leçons sur comment gagner

    La révolution en Tunisie est la première grande victoire dans le renversement de tendance de l'assaut sur la classe ouvrière mondiale qui s'est intensifié avec le crash de 2008. Non seulement la révolte de masse a réussi à se débarrasser du dictateur Ben Ali (mais pas encore du reste de ce gouvernement), mais la peur engendrée chez l'élite de tous les pays arabes a provoqué des retours en arrière dans les mesures d'austérité en Algérie, Égypte, Jordanie et ailleurs, avec la baise des taxes sur des denrées alimentaires, le rétablissement des subventions, l'annonce de programmes créateurs de nouveaux emplois.

    La mobilisation de masse fonctionne - mais seulement lorsque, comme en Tunisie, elle créé de la peur dans le cœur des puissants, de la crainte qu'il puisse perdre leur pouvoir. La révolution tunisienne a pu le faire parce que ce mouvement a uni toute la classe ouvrière derrière les exigences qui sont dans l'intérêt de tous. Elle commença d'abord par des manifestations contre le chômage, et parmi les premiers mots d'ordre on retrouvait "Des emplois pour tous» et «A bas la cherté de la vie". Comme Rosa Luxembourg avait fait remarquer dans sa description des grèves de masse il y a un siècle, les revendications politiques, comme celle de se débarrasser de Ben Ali, découlent des exigences économiques dans un mouvement de grève de masse, et à son tour les victoires politiques jettent les bases de plus larges exigences économiques.

    Le mouvement tunisien effraie aussi les dirigeants, car il est indépendant des partis et des institutions existantes. Il n'est pas dirigé par des partis ou des syndicats dont les dirigeants peuvent alors canaliser ou trahir le mouvement. Au lieu de cela, le mouvement a pris le contrôle des organisations existantes par la base, en transformant les locaux des syndicats en des points de mobilisation, à l'encontre de la volonté des dirigeants syndicaux et a forcé à plusieurs reprises les responsables à prendre des positions de plus en plus radicales afin de rattraper un mouvement qu'ils ne dirigeaient pas.

    Troisièmement, ce mouvement obtient des concessions parce qu'il pose des exigences offensives, des demandes pour améliorer la situation, allant au-delà des résistances aux mesures précédentes. La demande d' ''emplois pour tous'' est particulièrement efficace et offre une vision en contraste frappant avec les exigences beaucoup plus prudentes de "pas d'austérité'' qui ont été soutenues avec des résultats beaucoup moins importants en Europe et aux États-Unis. Ces demandes inquiètent les élites - que vont-ils exiger après?

    L'impact de la révolution tunisienne s'étendra sans aucun doute non seulement au reste de la région de langue arabe, où des manifestations ont éclaté en Algérie, Égypte, Jordanie et Yémen, mais aussi en France, où 600.000 Tunisiens sont partis y vivre, et qui partage une langue que la plupart des Tunisiens parlent. De nombreux Tunisiens parlent également l'italien, donc des liens existent également avec l'Italie.

    Bien sûr, la victoire finale en Tunisie est loin d'être assurée. Pour que la Révolution tunisienne du Jasmin puisse avancer, elle doit être capable de créer des organisations démocratiques au niveau national, indépendantes, qui puissent faire pression pour imposer ses exigences principales et les rendre plus concrètes. Déjà, des comités populaires ont vu le jour dans les quartiers, prenant souvent en charge la sécurité. Mais avec le retour de partis d'opposition en exil, ces comités doivent être en mesure d'élire des délégués à des assemblées de travailleurs-euses au niveau des villes et du pays qui maintiennent leur indépendance par rapport aux partis existants. La menace à la révolution, c'est que les élections futures canalisent le mouvement en le transformant en un soutien pour les partis existants et qui ne remettent pas en cause le système dans son ensemble. Le défi est de constituer une organisation démocratique qui puisse participer indépendamment aux élections et présenter des candidats derrière ses propres exigences.

    Les questions que les travailleurs tunisiens face ne sont pas les moins propres à eux-mêmes, ils sont rencontrés par les travailleurs du monde entier. N'est pas non plus leur réponse particulière à ce pays. La demande de travail pour tous les emplois-pour tous; la demande de béton pour un programme de travaux publics de l'emploi direct du gouvernement est celle qui répond aux besoins des travailleurs du monde entier. La révolution tunisienne, encore jeune et à ses débuts, montre que cette demande peut devenir un cri reposant globalement pour un mouvement uni qui peut gagner de grandes victoires.

    ElIndio

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    Re: Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

    Post  ElIndio on Sat Jan 29, 2011 1:45 pm

    Déclaration constitutive du conseil de Siliana

    Siliana 16/01/2011

    Déclaration constitutive d'un Conseil Local pour protéger la révolution et gérer les affaires

    et

    d'un: Conseil Régional pour protéger la révolution et gérer les affaires,





    Ö masses de notre peuple militant en Tunisie libre et digne

    Hommage sincère à nos martyrs, félicitations à notre peuple pour sa victoire sur le tyran Ben Ali, symbole de la corruption, du despotisme et de la réaction.



    En saluant les luttes de notre peuple qui a constitué l'icône des rebelles et des libres dans la patrie arabe et le monde, et est devenu un modèle aux peuples dans leur lutte contre la tyrannie et la corruption, nous appelons à continuer la lutte et la mobilisation pour s'opposer aux manœuvres qui visent la récupération de notre intifadha et l'instrumentalisation du sang de nos martyres.

    Nous rejetons l'installation de Mebazaa et la décision de confier à Ghannouchi la mission de la formation d'un gouvernement provisoire se basant sur une Constitution illégale et un parlement non représentatif.

    Nous considérons toute unité avec les assassins et les corrompus, un coup scandaleux contre la révolution et une tentative misérable que notre peuple va abattre. Nous appelons également les forces vives à prendre la place qui est la leur, au sein des masses et à assumer leurs responsabilités historiques, politiques, et morales.

    Et, suite au vide administratif dans la wilaya de Siliana, en raison de la fuite de la plupart des fonctionnaires régionaux et locaux corrompus, affiliés au parti RCD, face aux demandes populaires à rendre des comptes judiciaires,

    Nous déclarons une élection publique:

    1 _d' un conseil local pour la protection de la révolution et la gestion des affaires (de la ville)*

    2 _ d'un conseil régional pour la protection de la révolution et la gestion des affaires (de la wilaya)*

    Pour la gestion des affaires de la ville et la wilaya dans le cadre local et régional et la coordination sur le plan national jusqu'à la rédaction d'une nouvelle constitution garantissant les droits de toutes les sensibilités nationales et l'élection d'un nouveau Parlement représentatif et populaire.

    La détermination des tâches et des plans sera confiée aux membres des conseils élus en consultation avec la base.

    Vive les luttes de notre peuple sur le chemin de la liberté et de la dignité


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    Re: Mouvement social de Sidi Bouzid (Tunisie)

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